Après trois jours à Lima et une journée à Cusco, nous sommes enfin tous arrivés à Limatambo, dans la vallée.
Nous logeons à l’hôtel Casa Huerta, tenu par nos amis Nélida et Renán, un lieu chaleureux et reposant.
Nous y resterons une semaine, le t emps de profiter en famille et surtout de nous acclimater en douceur à l’altitude.
C’est surtout un retour aux sources, plein d’émotion. Retrouver la famille, les paysages andins… cette immensité !
Les Alpes paraissent toutes petites à côté. Ici, les distances se mesurent autrement : il faut parfois deux heures pour faire… 30 km en bus !
Hier, première petite rando d’acclimatation : deux heures de marche à 3 600 m d’altitude, jusqu’au Mirador de Chonta, un spot réputé pour observer les condors.
Nous en avons vu, mais pas de photo ni de vidéo cette fois… un peu trop lent pour dégainer 😅
Côté forme, tout va bien pour le moment, ce qui est très encourageant pour la suite.
🎵 En bonus : le Réel de cette sortie, avec en bande-son "El Condor Pasa" interprété en direct par Juan Carlos, mon beau-frère, à la quena (flûte andine) !
✈️ Ça y est, c’est le grand jour ! Départ pour le Pérou 🇵🇪
Nos valises sont bouclées, tout est prêt : le départ pour le Pérou, c’est aujourd’hui !
On trépigne tous d’impatience à l’idée de retrouver la famille, trois ans après notre dernier voyage, en 2022.
Première étape : Lima, où nous ferons une escale de trois jours pour rendre visite à la sœur de ma femme, installée là-bas avec ses enfants depuis maintenant deux ans.
📍 Décollage ce soir de Paris-Orly à 19h25, direction Madrid, puis vol de nuit à 23h45 pour une arrivée à 4h20 du matin, heure locale, à Lima, dans le tout nouveau terminal de l’aéroport.
(Il paraît que la mise en route a été un peu chaotique... espérons que ça se passe bien 🤞)
🕒 11h35 de vol, c’est long !
Et pour être honnête, je ne suis pas un grand fan de Lima, surnommée "Lima la Grise"… Capitale immense de plus de 11 millions d’habitants (soit 1/3 du pays !).
Moi, ce que j’aime, c’est Cusco, notre petite ville de province nichée dans les Andes.
C’est là que nous serons à partir du samedi 26 juillet !
A Lima, nous logerons dans un Airbnb avec 11e étage : parfait pour quelques séances d’escaliers afin de garder le rythme avant l’ascension 😅.
🗻 Et d’ici là, je prends aussi un moment pour repenser à ce projet fou, celui que vous connaissez maintenant : 🎯 Objectif 6 000 m – épisode #3 !
Je vous partage une petite vidéo de lancement de ce nouveau chapitre:
Un immense merci à mon fils, ma femme, mes filles, mes parents, toute la famille et les amis qui m’ont accompagné lors de ces trois dernières années de randonnées, bivouacs, sommets...
Et bien sûr à mes collègues de Sofrilog, fidèles suiveurs de cette aventure un peu perchée !
🎒 J-0 : Décollage immédiat !
🏔️ J-16 : Objectif 6 088 m – Le Huayna Potosí en Bolivie
Merci à toutes celles et ceux qui m’ont soutenu, conseillé, encouragé… ou simplement écouté rêver tout haut.
Nous sommes en plein dans les derniers préparatifs avant le grand départ !
Ce week-end, c’était la mission « derniers achats » : paracétamol, vitamines, Compeed… et surtout vérifier que tout rentre dans les sacs pour toute la petite famille sans dépasser les poids autorisés 💼✈️
Ce dimanche, les averses ont rythmé la journée. Mais à 17h45, une fenêtre météo s’ouvre enfin !
Un peu tard, certes, mais j’avais vraiment à cœur de faire une dernière boucle vélo avant de partir pour le Pérou. Direction donc la Vallée de Chevreuse pour une session montées / descentes bien sportives 💨
Le vent de face était costaud et a bien corsé l’effort, mais quel plaisir de rouler dans ces paysages qui me rappellent mon enfance et mes week-ends scouts ! Petite dédicace aux amis SUF 😊 : Vauhallan, Villiers-le-Bâcle, Châteaufort, Saint-Rémy-lès-Chevreuse (terminus du RER B !), Les Molières, le Château de Breteuil, le Domaine de Dampierre, Chevreuse, le Château de la Madeleine…
Au final, une boucle de 70 km, à 20-21 km/h de moyenne
, avec quelques pauses « drone » en prime 🎥.
Arrivée à la tombée de la nuit, vers 21h45, les cuisses bien cramées ! Ce n’étaient pas les 25 bosses, mais il y avait quand même du dénivelé (+633 m), et de belles descentes.
La fin a été un peu dure… mais tellement satisfaisante !
Tout a (re)commencé… au 2 rue d’Amsterdam, dans les
locaux commerciaux de Sofrilog.
Je me souviens encore de ma première fois, lors de mon entretien
d’embauche avec Rui PEREIRA, dans les bureaux de Saint-Lazare, en 2017.
Un moment marquant, un point de départ. Deux ans après notre retour en France depuis le Pérou en 2015 ! Un CDI !
Puis, en 2018, je repasse par là… et là, je le vois :
le drapeau.
Pas n’importe lequel : ce drapeau Sofrilog signé par Philippe WATELET et
Stéphane COLIN et cette mention 4130 m !
Il est toujours là !
Et là, une idée commence à germer. Moi qui ai toujours eu un
goût pour la montagne… pourquoi ne pas emmener ce drapeau là-haut ? Le porter
plus loin, plus haut. 🌍
C’est ainsi que le projet est né, dans l’esprit d’une
transmission, d’un relais entre générations… et d’un peu de folie
aussi.
Depuis, il y a eu un 2ème drapeau, planté en altitude
lors des éditions 2022 et 2024.
Lui, il est dans mon bureau à Orly!
Et 8 ans plus tard, voici aujourd’hui le dernier, soigneusement
préparé pour l’ultime étape :
🌄Objectif : 6088
mètres 🏔️ Le Huayna Potosí, en Bolivie 🎯Le record d’altitude pour Sofrilog !
Ce bout de tissu, chargé de sens, m’accompagnera tout
là-haut.
Et j’espère sincèrement pouvoir le planter au sommet.
Parce qu’au fond… oui, tout ça, c’est pour une histoire
de drapeau.
Mais pas seulement. C’est surtout une histoire de valeurs, de proximité, de confiance,
de fidélité… et de hauteur.
Ascension d’entraînement dans les Alpes - Objectif 6000 m en ligne de mire!
Vendredi soir, arrivée à Lumbin, près de
Grenoble, chez Manu, mon grand frère — le «guide montagne» officiel de la famille. C’est avec
lui qu’on avait fait le Dôme des Écrins et
le Mont-Blanc avec nos parents en 2007!
Mon premier 4000
m, déjà un beau souvenir gravé.
On en profite pour refaire le point sur le projet 6000 m en Bolivie cet été.
D’après Manu, on risque d’être un peu courts de 2-3 jours niveau acclimatation,
surtout pour l’adaptation des globules rouges au-dessus de 3000 m. Mais il reste confiant
sur notre préparation: lui, il a déjà fait un expédition 6000 m avec 2 ascensions en Équateur :
le Cotopaxi5 897 m et le Chimborazo6263 m … Un vrai guide à
domicile, ça rassure!
Manu vit en face du Massif de Belledonne, .... notre objectif de ce Week-end est tout trouvé !
Jour 1 — En route pour la Croix de Belledonne
Réveil tranquille à 8h, départ à 9h30 pour les
petites courses:
ravitaillement «à la scout» et à l’ancienne: taboulé, boîtes de
pâté, barres de céréales, saucisson archi sec (en promo évidemment),
pamplemousse… Pas de réchaud, on part léger, même pour le petit-déj du
lendemain.
Après 40 minutes de voiture, nous voilà au parking
du départ, la Souille.
À 10h42, sacs bouclés:
2,75 L d’eau pour moi, 3 L pour José.
José porte la tente, moi le matos DJI pour filmer: Pocket 2, Action4, et surtout le drone
AIR3S. On part pour 2 jours de portage, sacs estimés autour de 7-8
kg.
Objectif:
atteindre la Croix de Belledonne (2928
m) via une belle boucle sur 2 jours et 1 nuit:
Données du jour :
D+ 1350m | D- 330m
| 5h57 de marche
Points de passage :
10h42
— 1365m : Départ parking La Souille
13h00
— 1942m : Refuge Jean Collet
13h45
— 2191m : Lac Blanc (pause
pique-nique)
16h01
— 2645m : Col de Freydane
16h39
— 2385m : Lac du Grand Domènon (nuit en tente)
Jour 2 — Sommet, descente et pizza
Réveil 7h30, départ 8h12 pour la Croix de
Belledonne.
Sommet atteint à 10h00:
objectif check!
Au sommet, gravé sur la croix, on peut lire : « Mettre l’amour au sommet » — un beau rappel que là-haut, au-delà de l’effort et de la fatigue, ce sont surtout les liens et le partage qui comptent.
Arrivée au parking à 15h, direct dans la vallée pour une
bonne pizza dans le seul resto ouvert non-stop.
Retour chez le frangin:
douche bien méritée et
rangement du sac de José avant son train pour Paris — dernier exam de l’année pour lui, bravo!
Moi, petit repos en famille avant de remonter à Paris ce
lundi soir, en écrivant ces lignes depuis Grenoble.
Bilan physique et leçon matos
Après une bonne nuit:
aucune douleur aux genoux, malgré la longue descente! C’est plutôt bon signe:
la muscu des jambes avance bien.
Quelques courbatures (normales) mais rien de fou— bien mieux que l’année dernière après ma
semaine dans les Alpes italiennes.
Point noir:
mes chaussures… Visiblement trop petites ou trop rigides au bout: orteils en souffrance! Verdict du guide: changer pour des chaussures de
trail plus souples, sinon adieu les ongles. Ça s’est un peu calmé après
la nuit mais je croise les doigts-pieds pour que ça ne gâche pas la
suite. Cette semaine:
mission nouvelles pompes!
Merci José!
Un grand merci à mon fils José qui m’accompagne dans
ce projet. C’est grâce à lui que je garde le cap, le rythme… Bon, la plupart du
temps, c’est lui qui m’attend en haut mais ça fait partie du jeu
Le Reel Vidéo :
La Carte IGN de la boucle avec l'Ascension de la Croix de Belledonne:
Si cela vous tente aussi :
Poids : 87 kg ;)
Prochain épisode bientôt sur ce blog — objectif 6000 m! 15 Ans plus tard !
Aujourd’hui, pour l’entraînement, j’ai partagé un beau défi avec mon fils José : les 25 bosses dans la forêt de Fontainebleau. Au programme : 16 km, environ 800 mètres de dénivelé positif, et presque 5 heures de marche sur un terrain aussi ludique qu’exigeant.
Nous avons démarré à 15h et terminé à 19h50, juste à temps pour profiter de la lumière du soir dans une forêt quasiment déserte. Le climat ét ait idéal : une petite pluie fine au lever du jour a eu le mérite de faire fuir les foules. Résultat : nous avons eu la forêt pour nous seuls, ou presque ! Nous n’avons croisé personne, sauf deux jeunes qui se préparaient pour leur GR 20. On aurait dit les Dupondt, version randonneurs : vêtements flambant neufs, matériel tout juste sorti de chez Décathlon et l’air de partir pour une expédition en haute montagne… Ça nous a bien fait sourire !
Pourquoi les 25 bosses ?
Pour la beauté du site, bien sûr, mais aussi pour l’aspect formateur. C’est un terrain parfait pour travailler l’endurance, gérer son effort et goûter à la satisfaction du dépassement de soi. Partager ça avec José, c’est lui transmettre le goût de l’aventure et de la nature.
Nos impressions
Après 4h50 de marche, les jambes étaient lourdes, mais la tête remplie de bons souvenirs. Quelques blagues, un peu de râlerie dans les montées, de belles discussions et surtout une vraie fierté à l’arrivée.
Petit bonus : mon petit régime a eu le mérite de servir ! Entre les rochers et les passages étroits, mieux vaut ne pas être trop gros pour se faufiler. Fontainebleau, c’est aussi une épreuve de contorsion par endroits !
⚠️ Attention : ça glisse !
Petit conseil à ceux qui veulent tenter l’aventure après la pluie : prudence sur les rochers humides ! Certains passages peuvent être vraiment glissants, surtout sur le grès lisse et les dalles inclinées. Bonne paire de chaussures et vigilance indispensables.
⛰️ J-32 avant l’objectif : 6000 m en Bolivie !
Les bosses de Fontainebleau aujourd’hui, les sommets boliviens demain… La préparation continue !